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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 07:23

 

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Dans une proposition de loi qui sera débattue le 8 février à l’Assemblée nationale, le député UMP Jacques Grosperrin propose d’élargir la formation des maîtres à d’autres établissements que les universités. “C’est promouvoir les officines privées”, dénonce l’opposition PS. Les syndicats fustigent “une liquidation des IUFM”.

 

“La formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités…” En laissant ainsi entendre que les établissements privés pourraient à l’avenir former les enseignants, la proposition de loi du député UMP Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants provoque un tollé dans le monde de l’éducation. Adopté le 1er février par la commission des affaires culturelles (cliquer ici pour lire le compte rendu de la séance), le texte sera débattu à l’Assemblée nationale le 8 février.

“Cette proposition de loi n’a qu’un but : la réforme dite de mastérisation ayant transféré la formation des enseignants à l’université, elle procède à quelques modifications des articles du code de l’éducation qui, dans leur rédaction actuelle, confient cette mission aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)”, justifie Jacques Grosperrin.

Pour le député du Doubs, qui avait été chargé en 2011 de piloter la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants, les termes “notamment les universités” renvoient à des établissements non universitaires – tels que l’École normale supérieure de Cachan (ENS) – qui assurent aussi des formations d’enseignants. Jacques Grosperrin entend par ailleurs “tirer les conséquences de l’intégration des IUFM au sein des universités” et du recrutement des enseignants au niveau master.

“Promouvoir les instituts catholiques”

Une précision qui ne rassure pas les syndicats. Pour la FCPE, le texte “rend possible la formation des futurs enseignants de l’école de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques”. “Une démolition en règle de la formation”, “une liquidation des IUFM”, “un cadeau pour les prépas privés” : autant de critiques formulées par une dizaine d’organisations du monde éducatif (FSU, Unef…) relayées en commission des affaires culturelles par les députés de gauche.

Dans un communiqué, trois membres socialistes de cette commission, Martine Faure, Monique Boulestin et Martine Martinel estiment : “Sous couvert d’une cohérence technique de réécriture du code de l’éducation, il s’agit en réalité d’entériner la disparition programmée des IUFM et de nier la nécessité de la formation initiale et continue des enseignants.” “Cette proposition de loi vise à promouvoir les officines privées et les instituts catholiques”, lance en écho le groupe socialiste du Sénat.

Pour calmer ces critiques, Jacques Grosperrin a fait rajouter à sa proposition de loi des références aux “établissements d’enseignement supérieur” et à un “cahier des charges” établissant les règles de formation des enseignants. “L’ouverture au privé relève du fantasme, assure-t-il. Il n’y a aucune crainte à avoir.” Pas sûr que cela rassure les députés d’opposition. La séance du 8 février s’annonce tendue.

 

Sylvain Henry sur Acteurspublics.com

 

Lire aussi :


- Les députés UMP renoncent à la suppression du concours d’enseignant (décembre 2012)
- “Un grenelle de l’éducation”, interview de Jacques Grosperrin en juin 2011. Le député UMP du Doubs appelle à repenser l’école à l’horizon 2030
- Le chantier de la formation des profs rouvert ? (2011)
- Jacques Grosperrin audite la réforme de la mastérisation (2011)

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